Coups de coeur


Nous avons aimé...

Le Discours d'un Roi de Tom Hooper

film recommandé par Frédérique Voisard-Betscher
L'histoire.
D'apparence fragile et incapable de s'exprimer en public, le roi Georges VI (père de l'actuelle Reine Elizabeth) tentera de surmonter son handicap grâce au soutien indéfectible de sa femme et avec l'aide d'un thérapeute du langage aux méthodes assez peu conventionnelles.
Ce film nous parle d'un homme qui prend des responsabilités malgré lui (c'est son frère Edouard VIII qui devait régner mais abdiqua pour épouser une américaine divorcée). Il n'a pas confiance en lui, n'a aucun charisme et bégaie. La situation mondiale exige un souverain fort pour tenir tête à Hitler et Mussolini. Ce sont ses qualités de courage, d'humilité et son sens du devoir qui feront de lui un souverain responsable et respecté.

Liens avec notre métier de coach.
Georges VI est certes un exemple très positif pour tous les managers que nous rencontrons en entreprise. Mais la clef du succès repose sur la relation de confiance qui s'établit avec celui qui l'accompagne, son coach du langage. Le film retrace toutes les étapes de cette relation: le besoin, la peur, l'envie, la résistance, la déception et finalement la confiance.
Il faut souligner l'incroyable travail de ce coach qui jamais ne lâche le cadre de la relation et les règles de son travail. Et pourtant il a du être intimidé par ce souverain, flatté d'être choisi par le personnage le plus illustre de son pays, blessé par ses remarques désobligeantes, par son refus de le voir parfois. Mais jamais il ne tombe dans la toute puissance. Il reste humble et empathique devant les difficultés de son coaché. Jamais il ne trahit sa confiance. Même sa femme ne sait pas qui est ce patient. Et jamais il ne se met en position basse face au Roi. Il reste le professionnel compétent qui tient le cadre du travail. Et c'est sur ce professionnalisme que repose le succès du Roi.

Chapeau le coach !

Des gens très bien d'Alexandre Jardin

éd. Grasset ; lecture recommandée par Frédérique Voisard-Betscher

Alexandre Jardin, auteur parisien, a bâti son succès sur des histoires romantiques regorgeant d'inventivité pour repousser sans fin la mort. Il a habitué ses lecteurs à une écriture joyeuse, énergique et donné à voir un visage pétillant de passion. «Des gens très bien» marque la rupture. La quatrième de couverture annonce le ton : « C'est le carnet de bord de ma lente lucidité.» Et la télévision de nous présenter le nouveau visage grave de cet auteur de 45 ans que l'on croyait à jamais adolescent. Sa voix sur les ondes résonne soudain d'une incroyable maturité. Ses phrases sont ramassées, le ton n'est plus enjoué, ses arguments font mouche. Celui qui se donnait à voir sous les traits d'un romantique passionné un brin superficiel, disparaît subitement pour faire place à un adulte profond, aligné, juste.
Les faits : «Mon grand-père - Jean Jardin dit le Nain Jaune - fut du 20 avril 1942 au 30 octobre 1943, le principal collaborateur du plus collabo des hommes d'Etat français: Pierre Laval, chef du gouvernement du Maréchal Pétain.» Et derrière eux, la question lancinante de tout le livre: comment «Des gens très bien» peuvent-ils participer à la réalisation du pire tout en conservant «une foutue bonne conscience»? L'auteur assène une vérité qui met le lecteur mal à l'aise. «Les collabos ne furent pas diaboliques.» Et de convoquer la figure du grand-père paternel et de ses illustres amis pour le prouver. «La criminalité de masse reste par définition le fait d'hommes éminemment moraux. Pour tuer beaucoup et discriminer sans remords, il faut une éthique.» Au petit fils de nous la décrire par le menu et de mettre à jour le malaise familial. Il accuse ses ascendants d'un crime, celui du Réel au profit de la bonne conscience. Rien de bien répréhensible en apparence car chez les Jardin on a gardé les mains propres pour tenir l'arme qui n'est autre que le Bien.
Ce petit-fils courageux affronte l'ennemi à mains nues avec pour seules ressources sa juste désobéissance et sa farouche volonté d'ouvrir le champ des possibles.
Ce livre bouleversant nous parle de la frontière si fine qui sépare le Salaud du Juste.


...une image, par Françoise Baraquin





2012, le rendez-vous - De la crise à l'avènement d'un nouveau monde de Sylvie Simon

éd. Le serpent à plumes ; lecture recommandée par Chantal Fihey

La crise et 2012 : beaucoup d'ouvrages paraissent aujourd'hui sur ce sujet, des plus utopiques aux plus farfelus. J'avais donc beaucoup de résistances à me laisser attirer par l'un d'eux. Celui-ci m'a pourtant fait "craquer" et j'en suis ravie. Il m'a vraiment obligé à "atterrir" sur les enjeux actuels de notre planète. Il présente le sujet selon une double approche symbolique et scientifique, riche de sens et d'interrogations. La vision axée "espoir" et "solutions" sur une issue constructrice m'est apparue très intéressante. Je crois que nous devons accélérer notre démarche de conscience et augmenter nos champs d' application. Il est grand temps de retrousser nos manches chacun à notre niveau. Un peu "douche froide" quand même, attention aux cauchemars... !

Le jardin d'Epicure d'Irvin Yalom

éd. Galaade ; lecture recommandée par Françoise Bouzon

Un roman de l'exploration humaine.
Ce livre très personnel parle avec une rare générosité de la pratique d'Irvin Yalom en thérapie existentielle. A partir de cas réels, de récits de séances ajustés comme des perles de conteur, l'auteur nous fait toucher la peur de la mort et comment l'aborder. Ca se lit comme un roman, et pourtant nous sommes aussi et surtout dans la profondeur de l'exploration humaine. Une parole vraie au service de la personne pour aller à l'essentiel.


Faits et Foutaises dans le management de Pfeffer, Sutton et Laroche

éd. Vuibert ; lecture recommandée par François Bit

"Ce qui fait marcher les gens dans l'entreprise et ailleurs c'est les incitations financières" ; "une entreprise doit savoir maîtriser le changement" ; "ce qu'il faut à une entreprise, c'est un grand leader"... Et si elles étaient fausses, ou seulement partiellement vraies ces affirmations ?... Cet ouvrage iconoclaste repose sur un constat simple : le management se fonde le plus souvent, non pas sur l'analyse de faits avérés, mais sur des croyances inspirées par l'espoir, l'angoisse, ou l'idéologie. Mais un autre management est possible, un «management fondé sur la preuve»...


Qui a piqué mon fromage ? de Spencer Johnson

éd. Michel Lafon ; lecture recommandée par Françoise Bouzon

Comment s'adapter au changement au travail, en famille et en amour.
Best-seller outre-atlantique, "Qui a piqué mon fromage ?" est l'histoire édifiante de deux tout petits hommes et de deux souris qui évoluent dans un labyrinthe. Les quatre compères se repaissent de fromage tous les jours à un endroit précis du dédale. Mais un beau matin, leur gruyère vient à disparaître. Cette épreuve prendra les uns au dépourvu... et sera surmontée avec brio par les autres. Le fromage symbolise les objectifs que chacun se fixe. Le labyrinthe représente le cadre de notre quête. Et les quatre personnages incarnent, chacun à sa mesure, une part de nous-mêmes. Cette fable souriante vise à chasser nos peurs, nos inhibitions et nos préjugés face au changement. Elle nous incite à l'anticiper, à le dédramatiser, et même à nous en réjouir. La grande surprise que nous réserve cet étonnant récit est que, en la matière, les êtres humains ont beaucoup à apprendre des rongeurs !